sept 14, 2012

Enquête de satisfaction : mutuelles étudiantes

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Le constat est accablant. Dans un rapport rendu public mercredi 12 septembre, l’UFC-Que Choisir critique le fonctionnement des mutuelles étudiantes. Opacité, pratiques commerciales douteuses, qualité de services dégradée : pour la première association de consommateurs, ce système est « aussi défavorable aux étudiants qu’onéreux pour la collectivité ».

Alertée depuis plusieurs mois par des étudiants, l’UFC-Que Choisir a lancé un sondage et une enquête de satisfaction en ligne. Près de 850 étudiants y ont répondu. « Puis nous avons analysé dans le détail le fonctionnement de la protection sociale étudiante ainsi que le contenu des contrats de complémentaire santé étudiante », explique le président de l’UFC-Que Choisir, Alain Bazot.

Alors que l’état de santé des étudiants se dégrade en France, qu’un étudiant sur trois a renoncé à se faire soigner au cours des douze derniers mois même pour des soins courants, les conclusions d’UFC-Que Choisir sont inquiétantes. Seuls 39 % d’entre eux ont compris que la mutuelle étudiante remplace la Sécurité sociale de leurs parents et à peine davantage (42,9 %) que les remboursements sont les mêmes quel que soit l’organisme choisi (deux dans chaque région).

Comme leur financement dépend du nombre d’étudiants affiliés auprès d’elles, les mutuelles se livrent à une course à l’inscription. Dès qu’il arrive à l’université pour s’inscrire, l’étudiant est ainsi « harponné » par d’autres étudiants formés à la va-vite. Tout cela avec la « complicité bienveillante » des universités, qui mettent à la disposition des mutuelles des espaces de vente. Parfois même, la souscription de produits commerciaux est incluse dans les formulaires administratifs d’inscription. La technique de vente est bien rodée : jouer sur la confusion entre sécurité sociale et mutuelle, entre ce qui est obligatoire et ce qui ne l’est pas. Selon UFC-Que Choisir, seulement 23,7 % des étudiants savent que la complémentaire santé n’est pas obligatoire, 26,6 % qu’ils peuvent en souscrire une ailleurs.

La qualité du service est elle aussi épinglée : difficultés à joindre les plates-formes téléphoniques, courriers et mails restés sans réponse, attente interminable en agence qui finit le plus souvent par décourager l’étudiant, délais de plusieurs mois pour obtenir sa carte Vitale. Selon l’enquête, un tiers des nouveaux étudiants l’attendent plus de trois mois, ce qui les empêche de bénéficier du tiers payant et les contraint souvent à renoncer à se faire soigner car ils ne peuvent pas avancer les frais.

Pour l’association de consommateurs, c’est le système dans son ensemble qu’il faut supprimer. « Il faut y mettre un terme et remettre le régime général des étudiants dans le giron des caisses primaires d’assurance-maladie », estime tout simplement M. Bazot. Pour lui, rien ne peut plus légitimer l’existence d’un tel système. En attendant, le Sénat, inquiet de la santé et de la protection sociale des étudiants, a lancé une mission. Son rapport est attendu prochainement.

http://www.lemonde.fr/enseignement-superieur/article/2012/09/12/l-ufc-que-choisir-tacle-les-mutuelles-etudiantes_1759093_1473692.html

1 Comment

  • Je confirme, c’est vraiment le parcours du combattant ! La meilleure chose à faire à mon avis est de se faire couvrir tant qu’on peut par la mutuelle de ses parents.
    Sinon, autant ne pas prendre de mutuelle du tout, ça revient au même !

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